NOYERS sur SEREIN

NOYERS sur SEREIN Notre Dame

Eglise Notre Dame (Monument Historique), de style gothique flamboyant 1419/1519 : triple nef, transept et chevet de style ogival à 3 pans éclairé par de très hautes fenetres, voutes d’ogives, tour de clocher carrée à gauche en façade, fragments de vitraux 16è ; statues d’art populaire, banc d’oeuvre 16è, gisant pierre 15è, orgue 1740…

… La réparation de l’orgue de Noyers ayant suscité plusieurs offres de divers facteurs, il fut décidé en 1740, que cette réparation serait mise en adjudication. Le tambour de ville fut mùandé et chargé d’annoncer à la population l’évènement. Au jour dit, le 27 avril 1740, se présenta à l’Hotel de Ville de Noyers le facteur Charles CACHET (déjà vu à Auxerre et Crisenon) ; il exposa très en détail, qu’un instrument neuf serait très préférable au relevage de l’ancien, et il proposa de faire, pour 2500 livres, un instrument qu’il aurait la faculté de mettre à la place de l’ancien ou, à son choix, sur une tribune nouvelle à construire.

Cet orgue devait comprendre, sur deux claviers : un prestant de 4, un bourdon de 8, un cornet de V rangs, un nazard, une flute de 4, une doublette, une fourniture de IV rangs, une cymbale de III rangs, une trompette de 8, un cromorne de 8, une voix humaine de 8, un écho de V rangs (de 27 notes). Le buffet sculpté était prévu avec 3 tourelles et 2 plates-faces.

Le meme jour, se présentèrent également 3 autres personnages qui faisaient chacun un prix inférieur. Ce sont Edme BERTHIER, organiste à Noyers, qui demandait 2300 livres ; Jacquin VAUVILLIERS, ancien organiste, qui en demandait 2100 ; enfin, Maurice DROUHOT, menuisier, qui n’éxigeait que 2000 livres. Chacun baissa ses prix, et CACHET l’emporta pour 1350 livres. On n’en était pas encore à l’économie dirigée, on le voit ! (au contraire, et la concurrence n’était pas alors un vain mot).

La tribune sur laquelle se trouvait l’ancien orgue menaçant ruine, Berthier fut chargé d’en construire une nouvelle pour 355 livres. Il s’acquitta de sa mission, ainsi d’ailleurs que Cachet, dont l’orgue fut reçu, le 2 octobre 1741, par Joseph PALAIS, organiste de la Cathédrale d’Auxerre, et Edme Berthier.

Soixante livres furent payées en supplément à Cachet.

Le 17 aout 1747, le facteur COTTEREAU présentait au maire un mémoire des réparations à faire à l’orgue, la plupart des jeux étant à relever ou nettoyer. Cottereau demandait 72 livres pour ce travail, outre 30 livres par an, pour se charger de l’entretien de l’instrument.

Le mémoire de Cottereau fut accepté le 20 aout 1747. Le 4 septembre, le facteur était, par contrat, chargé de l’entretien de l’orgue moyennant 24 livres annuelles.

Trente ans après, le 20 octobre 1778, le facteur auxerrois René COCHU établissait un devis de réparations portant sur le démontage complet de l’orgue, le rétablissement des jeux de fonds, la réparation des anches, la construction d’une trompette neuve de 8, d’un clairon de 4, (à la place de la voix humaine). Il demadait 600 livres. Ces réparations devaient etre faites pour la Pentecote de 1779.

Le 3 mars 1779, après démontage, Cochu constatait qu’il fallait faire des sommiers neufs, les anciens étant hors d’usage. Ce supplément coutait 200 livres ; il fut accepté

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COMPOSITION en 1741. Facteur Charles CACHET

Grand Orgue 48 t.

Bourdon 8′                 Nazard                    Trompette 8′

Prestant 4′                   Tierce                      Cromorne 8′

Flute 4′                      Cornet V             Voix Humaine 8′

Doublette 2′                                                  Cymbale III

Echo 27 t.

Cornet V

Pédale 17 t.

Tirasses

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